

La fraternité : un idéal humain et chrétien à cultiver au quotidien
La fraternité, ce mot simple et puissant, résume l’un des plus beaux idéaux de l’humanité. Elle incarne un lien qui unit les êtres humains au-delà de leurs différences, de leurs origines ou de leurs croyances. À une époque où les divisions semblent parfois plus visibles que les points communs, la fraternité apparaît comme une boussole, un rappel essentiel à notre humanité partagée.
La fraternité n’est pas une invention moderne, elle ne se décrète pas : elle se vit, se construit, se renouvelle chaque jour. Elle est un appel à reconnaître en l’autre un frère ou une sœur, par le simple fait d’appartenir à la même communauté humaine, spirituelle.
La fraternité ne se limite pas à des mots. Elle s’incarne dans des gestes : tendre la main à celui qui trébuche, écouter celui qui souffre, partager avec celui qui manque. Elle se manifeste dans l’engagement paroissial, le bénévolat, la défense des droits humains. Elle est aussi présente dans le quotidien : un sourire, une parole réconfortante, une attention à l’autre. La fraternité, c’est l’art de transformer l’indifférence en compassion, l’égoïsme en générosité.
Elle est un rempart contre la solitude, l’exclusion, la haine. En reconnaissant l’autre comme un égal en humanité, la fraternité permet de bâtir des sociétés plus justes, plus apaisées, où chacun a sa place.
Pourtant, la fraternité n’est pas toujours facile. Elle exige de surmonter les préjugés, d’accepter la différence. Elle demande de l’effort, de la persévérance, parfois du courage. La fraternité n’est pas une utopie lointaine : elle est un chemin, une pratique quotidienne qui commence par le respect de l’autre, ici et maintenant.
La fraternité n’est pas un luxe, mais une nécessité. Elle est ce qui nous permet de vivre ensemble, malgré nos divergences. À chacun d’entre nous de la faire vivre, à son échelle, par ses choix, ses actes, ses paroles. Car la fraternité, c’est avant tout une question de cœur et de volonté : celle de reconnaître en l’autre un frère, une sœur, un semblable. Et c’est peut-être là, dans cette reconnaissance mutuelle, que réside l’espoir d’un monde plus humain.
Maryline
La prière
Nous avons rappelé dimanche dernier l’importance de la fraternité. Si nous sommes « tous frères », c’est bien parce que nous sommes « tous enfants du Père », reliés à Lui par la prière.
Prier le Seigneur, passer du temps avec Lui, c’est en réalité un commandement du Décalogue : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de tout ton esprit » (Matthieu 22,37). Quand on aime quelqu’un, on désire être près de lui, passer du temps avec lui. Le Seigneur nous invite à vivre cette relation, Il espère nous rencontrer dans la prière pour nous nourrir de sa Parole, nous consoler, nous fortifier, nous éclairer.
Notre prière peut se vivre au niveau individuel dans le secret de notre cœur, familial dans notre foyer, communautaire avec d’autres chrétiens rassemblés. Dans notre paroisse, différentes formes de prière communautaire s’expriment harmonieusement :
– en priorité bien sûr, nos messes du dimanche et en semaine, temps de la prière commune par excellence ;
– la prière d’adoration, devant le Saint-Sacrement : à Jarzé une fois par mois, et toutes les semaines durant ce Carême ;
– la prière de louange, durant laquelle nous chantons, bénissons et glorifions Dieu pour Lui-même : à Chaumont d’Anjou une fois par mois ;
– la prière du chapelet, communion avec la Vierge Marie : à Cornillé-les-Caves et à La Chapelle-Saint-Laud, toutes les semaines ;
– la prière d’intercession, au sein d’un groupe d’une trentaine de personnes qui portent les intentions de prière exprimées dans la paroisse et dans l’Eglise, via un mail reçu chaque semaine chez eux.
Ce temps de Carême n’est-il pas un temps favorable pour renouveler, renforcer notre vie de prière sous une de ces formes ?
Henri
Le Service
« Chacun selon la grâce reçue, mettez-vous au service les uns des autres, comme de bons intendants d’une multiple grâce de Dieu » 1, Pierre 4 10-11
Tous les jours humblement mettons-nous au travail, allons à la rencontre de l’autre, donnons du temps pour ceux qui en ont besoin.
Ces relations enrichissent notre foi, l’approfondissent et nous permettent de rester dans une dynamique d’équilibre en tant que chrétien. S’ouvrir aux autres c’est aussi découvrir la fraternité.
Dans notre relation à Dieu, nous recevons un Amour infini. Maintenant osons donner un sens à notre vie en nous engageant selon nos capacités naturelles, notre personnalité et nos expériences. Soyons au service de Dieu à travers les autres. Continuons ensemble à être au service de nos proches, des autres, et de notre paroisse en s’engageant.
D’ici peu, nous envisageons d’inaugurer un espace « offres de service » sur le site de la paroisse pour faire connaître les besoins et propositions afin que notre communauté puisse déployer les services et permettre à chacun de voir comment s’investir pour le bonheur de tous!
Raphaèle
La formation, un essentiel qui évolue
« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence » (Rm 12.2). Dans un monde où tout s’accélère, où l’information circule plus vite que notre capacité à la discerner, la formation apparaît comme l’un des essentiels les plus stratégiques de la vie chrétienne. Elle n’est pas un luxe réservé à quelques passionnés éduqués, elle est un chemin de croissance pour chaque chrétien. Se former, c’est choisir de ne pas rester spectateur, passif dans sa vie chrétienne mais de répondre à l’appel, de progresser en maturité afin de comprendre, d’aimer et de servir avec justesse.
La formation n’est pas seulement intellectuelle comme une simple accumulation de savoir. Elle touche notre manière de prier, d’écouter Dieu, de lire sa Parole, de traverser les épreuves, d’aimer nos proches, de nous engager dans l’Église et dans le monde. Elle façonne notre caractère avant nos compétences. C’est pourquoi elle demande humilité et persévérance : accepter d’être enseigné, corrigé, éclairé et parfois dérangé.
Dans notre Église, dans notre Paroisse, la formation crée une dynamique de vie. Elle permet d’éviter les convictions fragiles, les enthousiasmes éphémères, les dérives spirituelles. Elle nous rend capables de témoigner de notre foi avec douceur et assurance. Elle nourrit la mission et prévient l’usure intérieure de ceux qui servent. Une communauté qui se forme est une communauté qui se renforce.
Aujourd’hui, alors que de nombreux bouleversements éthiques, culturels et spirituels s’avancent devant nous, investir dans la formation n’a jamais été aussi crucial car elle nous ancre dans l’essentiel, nous protège du superficiel et nous ouvre à l’œuvre de Dieu.
Pierre-Alain
L’EVANGELISATION
5èmedimanche de carême (A)
L’évangélisation
Nous arrivons au terme de notre parcours de Carême où nous avons pu puiser dimanche après dimanche aux 4 essentiels que sont, la fraternité, la prière, le service, la formation et nous voilà fin prêts pour le 5ème qui est l’évangélisation.
Pourquoi évangéliser ? Parce que Jésus lui-même nous le demande « Allez de toutes les nations faites des disciples » Mathieu 28,19.
« La mission n’est pas une option facultative ou un choix réservé à des spécialistes. C’est la mission de tous. C’est de cette annonce que jaillit notre joie de croire » nous exhortait le pape François.
On confond parfois l’église avec un cocon, un lieu où se réfugier face à un monde corrosif, mauvais. « Je préfère une église qui sort et qui est blessée qu’une église qui se calfeutre et qui est en train de mourir » nous dit-il encore.
Alors comment faire sur un plan personnel ? :
– J’entretiens des relations avec des personnes en recherche spirituelle et je demande à Dieu de me donner des occasions pour leur parler de Lui.
– Je pose des actes qui témoignent de l’Amour
– Je témoigne de ce que Dieu a fait dans ma vie et présente Jésus (par le kérygme) à des gens qui ne le connaissent pas : j’apprends à le faire lorsque les conditions sont favorables : « Jésus est un ami pour moi est-ce que je peux vous en parler ? »
– J’apporte ma contribution aux missions d’évangélisation de ma paroisse (par un engagement ponctuel ou en rejoignant une équipe, par un soutien financier, matériel ou par la prière…)
-Par notre service, nous pouvons, de manière privilégiée, inviter des gens à rejoindre notre communauté paroissiale ou à participer à un événement qu’elle organise.
Etc…
Bonne mission.
Gilles