Editos du Carême de l’année A


Au fil des dimanches de carême, l’Equipe d’Animation Paroissiale nous invite à redécouvrir les dimensions essentielles qui font une vie chrétienne équilibrée : fraternité, prière, service, formation évangélisation.  

Fraternité
1er dimanche de carême (A)  

La fraternité : un idéal humain et chrétien à cultiver au quotidien 

La fraternité, ce mot simple et puissant, résume l’un des plus beaux idéaux de l’humanité. Elle incarne un lien qui unit les êtres humains au-delà de leurs différences, de leurs origines ou de leurs croyances. À une époque où les divisions semblent parfois plus visibles que les points communs, la fraternité apparaît comme une boussole, un rappel essentiel à notre humanité partagée. 

La fraternité n’est pas une invention moderne, elle ne se décrète pas : elle se vit, se construit, se renouvelle chaque jour. Elle est un appel à reconnaître en l’autre un frère ou une sœur, par le simple fait d’appartenir à la même communauté humaine, spirituelle. 

La fraternité ne se limite pas à des mots. Elle s’incarne dans des gestes : tendre la main à celui qui trébuche, écouter celui qui souffre, partager avec celui qui manque. Elle se manifeste dans l’engagement paroissial, le bénévolat, la défense des droits humains. Elle est aussi présente dans le quotidien : un sourire, une parole réconfortante, une attention à l’autre. La fraternité, c’est l’art de transformer l’indifférence en compassion, l’égoïsme en générosité. 

Elle est un rempart contre la solitude, l’exclusion, la haine. En reconnaissant l’autre comme un égal en humanité, la fraternité permet de bâtir des sociétés plus justes, plus apaisées, où chacun a sa place. 

Pourtant, la fraternité n’est pas toujours facile. Elle exige de surmonter les préjugés, d’accepter la différence. Elle demande de l’effort, de la persévérance, parfois du courage. La fraternité n’est pas une utopie lointaine : elle est un chemin, une pratique quotidienne qui commence par le respect de l’autre, ici et maintenant. 

La fraternité n’est pas un luxe, mais une nécessité. Elle est ce qui nous permet de vivre ensemble, malgré nos divergences. À chacun d’entre nous de la faire vivre, à son échelle, par ses choix, ses actes, ses paroles. Car la fraternité, c’est avant tout une question de cœur et de volonté : celle de reconnaître en l’autre un frère, une sœur, un semblable. Et c’est peut-être là, dans cette reconnaissance mutuelle, que réside l’espoir d’un monde plus humain. 
Maryline